Économie

Essence, les raisons de la hausse des prix à la pompe

Mis à jour le 4 mai 2026
Publié le 04/05/2026 à 3:37 , , , , ,
Hydrocarbures, les raisons de la hausse du prix du litre du carburant à la pompe

L’essence et le pétrole coûteront un peu plus chers durant ce mois de mai 2026. Dans un communiqué, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie fixe les nouveaux prix à appliquer. Il donne également les raisons de l’augmentation.

 

875 FCFA au lieu de 820 FCFA et 700 FCFA au lieu 675 FCFA. Ce sont les nouveaux prix respectifs du super sans plomb et du gasoil moteur pour le mois de mai 2026.

Une première depuis octobre 2023. Mais ces augmentations ont une explication. Selon le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, elles sont causées par le conflit armé au Moyen-Orient.

Laa crise armée a causé le blocage du détroit d’Ormuz, bras de mer par lequel passe au moins 20% du pétrole mondial ainsi que le gaz liquéfié.

Toute chose qui occasionne une flambée du prix de l’or noir sur les marchés internationaux. Le baril de pétrole étant désormais à plus de 100 dollars contre 70 dollars avant.

Cette situation a donc contraint des pays à revoir la hausse les prix des produits pétroliers à la pompe.

Pendant deux mois, le gouvernement ivoirien a tenté de résister en injectant plus de 100 milliards FCFA d’effort budgétaire.

Mais la persistance de la crise au Moyen-Orient a poussé les autorités ivoiriennes à prendre une décision.

Laquelle est dictée par l’envolée du baril de pétrole qui est passé de 70 dollars pour atteindre le seuil de 120 dollars le 24 avril, soit une augmentation de 70%.

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Ce que les populations auraient payé sans les efforts du gouvernement

Le coût de cette politique de bouclier s’avère considérable.

Sur la période mars-mai, fait savoir le service de communication du ministère, l’effort de soutien aux prix avoisine plus de la centaine de milliards FCFA.

De source proche de la Direction générale des hydrocarbures, sans l’intervention de l’Etat, les populations ivoiriennes auraient payé le Super à plus de 1 200 FCFA le litre.

Le pétrole lampant, lui, couterait plus de 1000 FCFA le litre quand le Gasoil moteur serait au-delà de 900 FCFA.

Par ailleurs, depuis mars, l’Etat ne perçoit plus de droits de douane sur le gasoil (0 F) afin de maintenir son prix à des niveaux accessibles.

La Côte d’Ivoire : un producteur en croissance, mais encore modeste

Malgré la découverte de nouveaux gisements, la Côte d’Ivoire demeure un producteur modeste (65 000 barils/jour au maximum actuellement).

Le pays a toutefois des ambitions réalistes de porter cette production à 200 000 barils/jour à l’horizon 2030, puis à 500 000 barils/jour en 2035.

La part de production actuelle de l’État (État + Petroci) ne permet donc pas de tirer suffisamment de revenus pour absorber durablement ce type de choc exogène.

A court terme, les regards sont tournés vers l’évolution du conflit au Moyen-Orient et la réaction des marchés pétroliers.

Une désescalade permettrait d’envisager un retour à des niveaux plus soutenables. Dans le cas contraire, de nouvelles révisions ne seraient pas à exclure.

Car la fixation des prix du carburant en Côte d’Ivoire, tout comme dans le reste du monde, dépend des cours du marché mondial.

Arnaud Houssou

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